Des grattements au-dessus de la chambre, des courses rapides, parfois un bruit de noix qui roule : les bruits dans les combles la nuit sont un motif d’inquiétude fréquent, surtout à l’automne. Dans les maisons des Vosges, souvent proches des bois, trois animaux sont le plus souvent en cause : la souris, le rat et le loir. Les reconnaître permet de choisir la bonne réponse.
Écouter : le type de bruit donne une première piste
- Petits grattements rapides et légers, surtout le long des murs et dans les cloisons : plutôt des souris.
- Bruits plus lourds, courses marquées, bruit de rongement insistant : plutôt des rats, en particulier le rat noir, bon grimpeur, qui affectionne les charpentes.
- Remue-ménage bruyant en début de nuit, objets déplacés, bruits de « roulement » (noix, glands, fruits) : un comportement typique du loir, qui fait des réserves.
L’heure compte aussi : ces trois animaux sont surtout actifs la nuit, mais le loir a la réputation d’être particulièrement bruyant, et il se fait en général oublier une bonne partie de l’hiver, pendant son hibernation.
Chercher les indices
Une inspection des combles, avec une lampe et des gants, apporte souvent la réponse :
- Les déjections : petites et fines comme des grains de riz pour la souris, plus grosses (1 à 2 cm) pour le rat. Celles du loir peuvent être confondues avec celles d’un rat : c’est l’ensemble des indices qui permet de trancher.
- Les restes de nourriture : coques de noix, noyaux ou fruits entamés orientent vers le loir.
- Les matériaux abîmés : isolant creusé ou tassé, gaines électriques et bois rongés.
- Les traces grasses le long des poutres et des passages habituels, plus marquées chez le rat.
Pour en savoir plus sur ces indices, consultez notre article Rats ou souris dans la maison : 7 signes qui ne trompent pas.
Le loir, un cas à part
Le loir gris est un petit rongeur forestier au pelage gris et à la queue touffue, plus proche de l’écureuil que du rat. Il s’installe volontiers dans les greniers et les combles des maisons situées près des bois, où il trouve un abri sec. Il hiberne généralement de l’automne au printemps : les bruits reprennent souvent à la belle saison.
Son cas demande un diagnostic précis. D’abord parce que la méthode n’est pas la même que pour les rats et les souris. Ensuite parce que certains petits rongeurs sauvages, comme le muscardin, sont des espèces protégées (arrêté du 23 avril 2007 fixant la liste des mammifères terrestres protégés) : il faut donc savoir exactement à quel animal on a affaire avant toute intervention.
Ce qu’il vaut mieux éviter
- Poser des appâts au hasard dans les combles sans savoir quel animal est présent.
- Boucher les accès trop tôt : un animal enfermé à l’intérieur cherchera une autre sortie, parfois vers les pièces habitées.
- Laisser traîner fruits, graines ou croquettes dans le grenier ou le garage.
Faire appel à un professionnel
Un professionnel identifie l’espèce à partir des indices, repère les points d’entrée (tuiles, rives de toit, passages de gaines) et propose une méthode adaptée à l’animal et à votre maison. Pour les rats et les souris, découvrez comment se déroule une dératisation et notre page rats et souris.
Des bruits vous empêchent de dormir ? Décrivez-nous ce que vous entendez : l’heure, l’endroit et le type de bruit nous aident déjà à y voir plus clair.


